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Blind Show Jumper Salim Ejnaini Shares His Vision

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Text by Heather Buchanan

Courage takes on new meaning when you meet 24 year old Salim Ejnaini. Show jumping is challenging enough, but this blind rider is competing on the same grand prix course as the top riders in the world. Salim captured the hearts of fans at the Longines Masters of Paris in December and earned a rousing standing ovation for his performance.

An illness when he was six months old left Salim with only a small amount of sight, and by age 16 he was completely blind. Riding since he was 12 years old, Salim met his current trainer Tiffany Margueritat in France in 2006. He began with the most common method for a blind rider, with Tiffany as a guide on horseback leading him over the course. They worked to get as close as possible to the way any other rider would jump a course, and now he completes the course with only voice commands from people on the ground.

Ejnaini’s lack of sight does not frighten him. Quite the opposite. “To follow a course, I work with all the other senses I have,” he says, “I listen to where the callers are to point me to the next jump, and the direction instructions Tiffany gives me to manage my curves. I feel the stride and tension of my horse in my pelvis, my back and my hands to know what rhythm and what guidance to give him, and at the same time I learn to feel the initiatives he wants to take, his tendency to accelerate a little when he sees the jump. He makes the decision to stop or avoid something that is in his way, for example.”

 On his close relationship with his horse Rapsody, Salim says, “He is able to anticipate my requests, and he often finds the balance between listening absolutely and taking the initiative when necessary. He had never worked with a blind rider before me, and I had never had to deal with a horse of his quality. We had to get to know each other at the same time, and I think this has forged our relationship. I totally trust him, and I think he has learned to trust me too. Yet, he does not spare me my mistakes. It is also because of this that I can progress.”

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Ejnaini has a dedicated mentor in rider Guillaume Canet whom he met in 2012. Canet was instrumental in finding Salim his horse Rapsody, and Canet also introduced him to Christophe Ameeuw CEO of EEM who supported Salim to present a special exhibition at the Longines Masters of Paris to showcase his skills at a 5*event. Salim says of Canet, “I think we both realized that we could go further than we imagined. He helped me a lot, it is true, but above all I feel a real connection with his state of mind and his philosophy of life.”

So what is next for this amazing young man? “I am aiming at regional championships at the amateur level, on heights of 1m / 1.5m, and I hope this year end to be able to participate in an international competition at this level, and possibly to see a higher level. I also hope to be able to present other demonstrations such as that of the Longines Masters of Paris, in France or abroad, if the opportunity arises,” he says.

“I think it is important for everyone to know that it is possible.”

Discover the full interview of Salim here

*** version française ***

L’autre vision de Salim Ejnaini

Le courage prend une toute autre dimension une fois qu’on a rencontré Salim Ejnaini, un jeune homme de 24 ans. Le saut d’obstacle est une discipline difficile, mais ce cavalier aveugle a décidé de réaliser les mêmes parcours de Grand Prix que les meilleurs pilotes du monde.

Salim a touché les spectateurs des Longines Masters de Paris en plein cœur, au point d’obtenir une standing ovation pour son incroyable performance.

À l’âge de six mois, une maladie a laissé Salim avec un restant visuel, mais à 16 ans, il a complètement perdu la vue. Cavalier depuis ses douze ans, Salim a rencontré sa coach actuelle, Tiffany Margueritat en 2006. Il a commencé de la plus standard des manières pour un cavalier aveugle, avec Tiffany devant lui, à cheval, le guidant sur le parcours.

Ils ont travaillé assez dure pour se rapprocher au maximum de la façon dont un cavalier déroule un parcours, uniquement grâce à la voix et aux recommandation des gens postés au sol.

La cécité de Salim ne l’effraie pas, c’est même plutôt l’inverse. « Pour faire un parcours, j’utilise tous les sens que j’ai, il continue, j’écoute où sont les crieurs afin de cibler les prochains sauts, et Tiffany me donne les directions. Je ressens les tensions et les foulées de mon cheval dans mon bassin, mon dos et mes mains. Grâce à cela, je sais quel rythme et quelles directives lui donner, en même temps, j’apprends à ressentir les initiatives qu’il veut prendre, il a tendance à prendre un peu de vitesse quand il voit l’obstacle. Il prend la décision de s’arrêter ou d’éviter ce qui est sur son chemin. »

Sur sa relation avec Rapsody, son cheval, Salim ajoute « Il est capable d’anticiper mes demandes, il trouve l’équilibre entre m’écouter parfaitement et prendre des initiatives nécessaires. Il n’a jamais travaillé aec un cavalier aveugle avant moi, et je n’avais jamais eu un cheval d’une telle qualité. Nous avons dû faire connaissance, ça a forgé notre relation. J’ai une confiance totale en lui, et il a aussi appris à me faire confiance. Aujourd’hui, il n’épargne pas mes erreurs, c’est comme ça que je progresse. »

Salim a rencontré Guillaume Canet en 2012 et en a fait son mentor. Le cavalier et acteur français a aidé salim a trouver Rapsody et l’a introduit à Christophe Ameeuw. Le président directeur général d’EEM a permis à Salim de faire une démonstration lors des Longines Masters de Paris, où il a repris le tracé d’un parcours de Grand Prix 5 étoiles. Le jeune cavalier explique à propos de guillaume Canet« je pense que nous avons tous deux réalisé que nous pouvions aller plus loin que nous l’avions imaginé. Il m’a beaucoup aidé c’est vrai, mais je me sens très relié à son état d’esprit et à sa philosophie de vie. »

La suite de l’aventure pour Salim ? « J’ai l’intention d’aller aux championnats régionaux au niveau amateur, sur des hauteurs de 1 mètre ou 1,5 mètre, et j’espère pouvoir participer à une compétition amateur internationale d’ici la fin de l’année. J’aimerais faire d’autres démonstrations comme celles que j’ai pu faire aux Longines Masters de Paris, en France ou ailleurs, si l’opportunité se présente. »

« C’est important que tout le monde sache que c’est possible ».

Retrouvez l’interview complet de Salim ici