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Christophe Ameeuw, a prophet in the equestrian world

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Text by Bertille Fonteneau – Photos by Hugo Tordjman 

French version below

Christophe Ameeuw made his mark on equestrian events through the establishment of the Longines Masters in Paris, Los Angeles and Hong Kong. He has created new institutions in show jumping. His aim? To elevate riding to the level of other great sports in the world through the show itself, top performance, media coverage and above all, sharing emotion.

Christophe Ameeuw runs the EEM WORLD empire. We met him during the Longines Masters in Paris at the Villepinte Exhibition Park, a cradle of temporary equestrian passion. He hosted us away from the usual bustle of the Salon du Cheval (Horse Fair), on a softly lit terrace, with walls covered with warm works of art, overlooking the warm-up paddock. He is the discreet yet uncrowned king of the location and has no need to point out that we are on his turf – one can feel it immediately. Christophe Ameeuw only displays as much as he feels like revealing: the image of a man with boundless ambition, driven by passion. His hidden side, on the other hand, demonstrates – sometimes unwittingly – an enormous sensitivity and deep attachment to the pillars in his life: his family and his village, Écaussines.

“I would like to give horse-riding back as much as it has given me.”

His horseback career was classic. He rode regularly and took part in competitions and subsequently became a groom and rider. “I realized I would probably never be the best” and when one aims for excellence, one is never going to be satisfied. Being aware of his weakness enabled him to take a break, and to discover and perfect his true talent: “I was capable of selling virtually anything.” Leaving school at the age of 14 did not in any way have a negative effect on his entrepreneurial ambitions. He started by selling sport horses at the Écuries d’Écaussine which led to promoting the sport himself all over the world. Christophe Ameeuw managed to successfully adapt his sales pitch to everyone he addressed and to become a link between disparate cultures. “I had to create an event that didn’t exist in the United States, that also attracted Asians who have a totally different equestrian culture, and which would also appeal to the French public.” The Longines Masters slogan, #WeRideTheWorld, is the perfect metaphor for his life.

“Travelling all over the world is great, but returning home is just as good”

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In addition to having created an equestrian multinational, he manages it with the art of a producer or a puppeteer. Keenly aware of everything going on around him, he is almost a danger to himself. “I’m very detail-focused, but a bit too much so. For example, if a flower pot down there is not perfectly positioned, I would feel forced to get up and reposition it, while 80% of people wouldn’t even have noticed.” His need for perfection is reflected by the constant innovation he brings to his competitions. The spectators must be thrilled, eager to return to the event and keen to talk about it. Christophe Ameeuw cannot live forever and he knows it. “I try to transmit my knowledge. I have spent my whole life and all my energy creating for tomorrow and brought everyone along on my adventure so someone needs to take over from me.”

His dream? To go back to where he started, to Écaussines. Now that he has been around the world: “I’m going home”.

***

Christophe Ameeuw, un prophète de l’équitation

Christophe Ameeuw a imposé son style dans l’événementiel équestre grâce à l’implantation des Longines Masters à Paris, Los Angeles et Hong Kong. Il en a fait les nouvelles institutions du saut d’obstacles. Son objectif ? Mettre l’équitation à la hauteur des autres grands sports de ce monde par le spectacle, la performance de haut niveau, la médiatisation et surtout, le partage d’émotions.

Christophe Ameeuw est à la tête de l’empire EEM WORLD, nous l’avons rencontré pendant les Longines Masters de Paris au Parc de Exposition de Villepinte, un berceau de passion équestre éphémère. Il nous a reçu au-delà de la cohue habituelle du Salon du cheval, sur une terrasse à la lumière douce, aux murs garnis d’œuvres d’arts chaleureuses, surplombant le paddock d’échauffement. Il règne en maître discret sur l’endroit, il n’a pas besoin de préciser qu’il est chez lui, on le sent immédiatement. Christophe Ameeuw montre uniquement ce qu’il a envie de laisser paraître : l’image d’un homme à l’ambition sans limite, animé par la passion. Sa face cachée, en revanche, témoigne, parfois à son insu, d’une grande sensibilité et d’un attachement profond à ses pilliers : sa famille et son village, Écaussines.

« J’aimerais rendre à l’équitation ce qu’elle m’a donné »

À cheval, son parcours est classique, il monte régulièrement et participe à des concours, il est ensuite groom et cavalier « j’ai senti que je ne serai probablement pas le meilleur », et quand on vise l’excellence, on ne peut s’en contenter. Se rendre compte de sa faiblesse lui permet de faire une pause, de découvrir et perfectionner son vrai talent « j’arrivais à vendre à peu près n’importe quoi ». Avoir arrêté l’école à l’âge de quatorze ans ne l’a pas freiné dans ses ambitions à entreprendre, il commence par la vente de chevaux de sport aux Écuries d’Écaussine pour arriver à la promotion du sport, lui-même, dans le monde entier. Christophe Ameeuw a su adapter son discours à tous ses interlocuteurs et être un lien entre des cultures élognées « J’ai dû créer un événement qui n’existait pas aux États-Unis, qui attirerait aussi les Asiatiques qui ont une culture équestre radicalement différente et qui rassemblerait le public français. » Le slogan #WeRideTheWorld des Longines Masters est simplement une métaphore de sa vie.

« C’est bien de voyager partout, mais c’est aussi bien de rentrer chez soi »

 En plus d’avoir créé une mutlinationale équestre, il la dirige avec l’art d’un metteur en scène ou d’un marionnettiste. Attentif à tout ce qui se passe il est presque un poison pour lui-même « J’ai le souci du détail, mais justement je l’ai trop, par exemple si le pot de fleur qu’on voit là-bas n’est pas correctement centré, je devrais me lever immédiatement pour le replacer, alors que quatre-vingt pour cent des gens n’a rien remarqué. » Son besoin de perfection est reflété par la perpétuelle nouveauté qu’il propose dans ses compétitions. Il faut que les spectateurs vibrent, reviennent au rendez-vous et en parlent. Christophe Ameeuw n’est pas éternel et il le sait « J’essaie de transmettre mon savoir, j’ai passé ma vie et mis toute mon énergie à créer pour demain, j’ai emmené tout le monde dans mon aventure, donc il faut quelqu’un pour prendre la relève » Son rêve ? Retourner là où tout à commencé, à Écaussines, maintenant qu’il a fait le tour du monde, « Je retourne à la maison ».

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