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Seeing The Unseen: Photographer Cara Grimshaw

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Text by Heather Buchanan – Photos by Cara Grimshaw

English version below – Traduction RB Presse

Voir l’invisible: La photographe Cara Grimshaw

Si vous découvrez, lors d’un grand événement équestre, l’endroit où se rassemblent tous les photographes pour prendre la photo parfaite, vous y trouverez également Cara Grimshaw, mais pointant son appareil dans la direction opposée. “L’un de conseils de mon professeur de photographie était d’arriver tôt sur un événement, de repartir tard et de toujours fixer l’objectif dans la direction opposée”, explique-t-elle. Grimshaw est connue pour ses photos intimes, prises en coulisses et montrant ce lien émotionnel profond entre le cavalier et son cheval. “J’essaie de sentir où se passent les choses, c’est-à-dire où se trouvent les chevaux et où les gens se rassemblent, précise-t-elle. Je cherche à savoir où se rendront la plupart des photographes et j’évite d’y aller.” Son style unique lui a permis de publier ses photos et de collaborer avec de grandes marques.

Déceler les moments de magie

Cara Grimshaw habite en Colombie-Britannique, au Canada, mais a grandi en Angleterre entourée de chevaux. Elle accorde une grande importance au respect du cavalier et de sa monture. “Dans un premier temps, je ne fais que regarder afin que les chevaux et les cavaliers s’habituent à ma présence, explique-t-elle. J’aime prendre mon temps et faire mon travail calmement.”

Pendant qu’une marée d’objectifs est tournée vers un obstacle du Grand Prix, Cara oriente son appareil vers l’imprévisible que sont les moments spontanés et improvisés. “Plus les cavaliers me voient, plus ils deviennent sincères avec moi. Ils aiment leur métier et cela se traduit dans mes photos.”

Cara Grimshaw avoue avoir une véritable passion pour le sport racontant comment lors de l’un de ses premiers grands événements, elle avait été si émue par l’exploit de Charlotte Dujardin et Valegro qu’elle avait été incapable de prendre une photo. “J’étais tellement émerveillée que j’en avais les larmes aux yeux”, s’amuse-t-elle. Fidèle à son style, elle a toutefois réussi à capturer l’image parfaite une fois l’épreuve terminée.

En parlant de son style justement, la photographe commente: “J’essaie de saisir les moments qui racontent une histoire.” Si sa formation de photojournaliste transparaît dans la technicité de ses images, la beauté de ses photographies de chevaux, elle la doit aux sujets. “Il se trouve que sont tout simplement eux qui sont beaux”, dit-elle songeusement.

Déconstruire le cavalier

L’un de ses principaux clients est la FEI. « J’adore faire des photos de coulisses pour eux. C’est l’un de mes clients préférés, car ils me traitent très bien et me donnent la liberté créatrice dont j’ai besoin. » Cara Grimshaw est consciente que ces images prises sur le vif ont leur importance, car elles montrent au grand public la vraie personnalité des cavaliers. Elle explique : « Généralement, les cavaliers mettent un masque devant les médias, il faut alors réussir à saisir les moments où ils sont eux-mêmes. Cela ouvre le sport à plus de gens encore, car ces images rendent les cavaliers plus humains. »

Ce qui la distingue aussi des autres photographes de sport est son œil artistique, qu’il s’agisse d’une prise de vue macro ou micro. « J’ai tendance à photographier avec une très grande ouverture ce qui me donne une profondeur de champs moins précise, ainsi le reste de l’image ne crée pas de distraction. Cela donne une sensation artistique car l’œil va directement vers un point précis et non vers tout le contexte qui peut être trop distrayant, trop bruyant. »

Faire le tour du monde pour couvrir les plus grands événements équestres est un privilège de son métier. Malgré une chute de vélo juste devant le paddock – ce qui lui a surtout valu une blessure de son ego – son concours préféré cette année était le CHIO de Rotterdam. « C’était mon premier séjour aux Pays-Bas, se rappelle-t-elle, le concours est assez petit et intime et entouré d’une forêt enchantée. Le décor est vraiment fascinant. On n’a pas l’impression d’être sur un gros concours hippique. »

Cara Grimshaw aime relever les défis et a pour la première fois croqué la Grosse Pomme cet automne. « Le Central Park Horse Show était un peu intimidant, car je n’avais jamais mis les pieds à New York auparavant, avoue-t-elle. Le concours était superbe et cette vue des silhouettes des immeubles incroyable. »

Son prochain arrêt sera le Royal Winter Fair Horse Show de Toronto. « C’est l’un des endroits que je préfère photographier. C’est très ancien et traditionnel, les coulisses sont uniques et il y a beaucoup d’éléments avec lesquels je peux jouer. »

Faire sa mise au point

Cara Grimshaw connaît aussi très bien tous les aspects commerciaux du photographe freelance et anime sur son site Internet un blog où elle explique en détails tout ce qui touche à la facturation, aux droits d’image et aux contrats. Certains de ses conseils s’adressent aussi aux clients : « Les photographes sont comme des chefs. Tous savent cuisiner, mais certains font des festins de quatre plats très élaborés, certains ne font que des desserts, d’autres sont dans la restauration rapide. Vous les employez en fonction de vos besoins.”

Aux aspirants photographes équestres, elle conseille : “Le plus grand défi est de trouver son territoire, de savoir se positionner et de trouver sa voie parmi tous ces autres photographes talentueux. Ayez confiance en votre travail. Trouvez votre propre style. Une fois que vous avez trouvé votre style et votre sujet et la raison pour laquelle vous le photographiez, vous y trouverez un vrai plaisir.”

Cette vie fascinante a-t-elle des inconvénients? Cara Grimshaw répond en riant: “Le régime alimentaire du photographe. Souvent je ne trouve même pas une bonne tasse de thé. J’ai appris à apporter mes propres sachets de thé.”

caragrimshaw.com

English version

If you discover the place where photographers are gathered for the perfect shot at a top equestrian event, you will likely find Cara Grimshaw facing her camera the opposite way. “One of my photography instructor’s advice was to get to the show early and leave late and look in the opposite direction,” she explains. Grimshaw is known for capturing the intimate, behind the scenes photos which portray the deep emotional connection between horse and rider. “I try to get a sense of where things happen – where the horses are held and where the people congregate,” she says, “I try to figure out where most of the photographers will be and I try to avoid it.” Her unique style has earned her both editorial assignments and collaborations with major brands.

Finding the Magic Moments

Grimshaw resides in British Columbia but grew up in England surrounded by horses, and her respect for both horse and rider is paramount. “I stand around and watch for a while just so the horses and riders are aware of my presence,” she says, “I like to take my time and be very quiet with what I do.”

While a sea of lenses is focused on a jump in the grand prix course, Cara turns her camera to the unpredictable, to the unscripted or unplanned moments. She says, “The more the riders see me, the more candid they will be for me. They love what they do, and it shows in the pictures.”

Cara Grimshaw also taps into her personal passion, telling a story about one of her first big events when she was so overwhelmed by seeing Charlotte Dujardin and Valegro perform she couldn’t even take any pictures. “I had a tear in my eye I was so star struck,” she says with a laugh but true to form got the perfect shot after the class.

In terms of her personal style Grimshaw comments, “I try to capture the story telling moments.” Her training as a photo journalist bubbles to the surface in her raw images but in the case of horses as she muses, “They just happen to look pretty.”

Deconstructing The Rider

One of her major clients is the FEI. She says, “I love doing the behind the scenes shots for them. They’re one of my favorite clients – they treat me so well and allow me the creative freedom I need.” Grimshaw is also aware of the importance of these candid shots to convey the riders’ personalities to the general public. She explains, “Riders usually put their media face on so you have to catch them being them. It opens up the sport to a lot more people. It makes them human.”

What sets her apart from other sport photographers is also her eye to creating fine art photography whether it is a macro or micro vision. “I tend to shoot at a very wide aperture so I can have a very tight single point focus which allows the rest of the shot to not be a distraction,” Grimshaw explains, “It gives it a fine art feel as your eye goes to one point and not a whole big story which is too distracting, too busy.”

Traveling the world to cover the top equestrian events is an added perk of the job. Despite an ego bruising fall on her bike right in front of the warm up ring, her favorite event of the year was the CHIO Rotterdam, “It was my first time at the event and in the Netherlands,” she recounts, “The venue itself is quite small and intimate and in the middle of an enchanting forest. It’s such an interesting backdrop. You didn’t feel like you were in a big horse show.”

Grimshaw likes to rise to the challenge and also took her first bite of the Big Apple this fall. “The Central Park Horse show was a little overwhelming as I’d never been to New York before,” she comments, “Overall it was a fantastic show and the skyline was amazing.”

Her next stop is the Royal Winter Fair Horse Show in Toronto. She says “It’s one of my absolute favorite venues to shoot. It is very old and classic and shooting behind the scenes where it’s so unique, I have so much to play with.”

Take Your Best Shot

Grimshaw is also well versed in the business side of being a freelance photographer and hosts a popular blog on her website to explain details such as costs, copyrights, and contracts. Some of her best advice is for clients as well, “Photographers are like chefs. They can all cook – some make elaborate four course feasts, some make desserts only, some are short order restaurant cooks. You hire based on what you need.”

For the aspiring equestrian photographer she advises, “The greatest challenge is finding your own ground, your own two feet to stand amongst the other great photographers. Have confidence in your work. Find your own style. Once you’ve found your style and what you shoot and why you shoot it, that’s when the joy comes.”

And any major drawbacks to this fascinating life? Grimshaw says with a laugh, “Living on the photographer’s diet. I can’t even usually find a decent cup of tea. I’ve learned to take my own tea bags.”

caragrimshaw.com